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CARL LEWIS
comment je suis devenu Lewis
Deux heures d'entraînement par jour
Carl Lewis, l'homme qui a réincarné Jess Owens, le dieu du stade, avec ses quatre médailles d'or olympiques à Los Angeles, possèdait un véritable talent naturel de sprinter. Il ne faut surtout pas croire que c'etait un démon du travail;
Carl Lewis a révélé qu'il s'entraînait cinq fois par semaine et deux heures par jour. son entraînement est bien entendu basé sur les secteurs classiques de la condition physique générale, du renforcement musculaire à l'aide d'exercices spécifiques, endurance, vitesse, technique, travail sur les départs, travail de vitesse gestuelle..
Sur mes deux heures quotidiennes d'entraînement, explique carl Lewis, je consacre 45 minutes au travail pur d'entraînement et 75 minutes à la préparation complémentaire. Pas d'entraînement les week-kend mais compétition bien entendu quand cela est programmé. Je ne fait que très rarement de la musculation. Je n'aime pas cela et comme le disait Goethe, il faut aimer ce qu'il est nécessaire de faire pour s'améliorer.
L'entraînement ajoute Carl lewis, doit s'intégrer parfaitement à la vie quotidienne. Je veux dire qu'il est nettement préférable pour l'équilibre de l'athlète d'être légérement sous-entraîné plutôt que sur-entraîné. A cet égard, je crois que beaucoup trop d'athlète ne sont pas suffisamment à l'écoute de leur corps.
La foulée de Carl Lewis était incontestablement l'une des plus belles, des plus amples de toute l'histoire. On a mesuré
l'amplitude de sa foulée: 2,55 m.
Pour tout savoir cliquez sur: Carl
Lewis
Au camp d'entraînement près d'Embu au Kenya
Au camp d'entraînement près d'Embu au Kénya se déroulent les trois premières semaines de mars pour préparer les Championnats du Monde de Cross. les coureurs masculins courent environ 225 km par semaine et les féminines 145 à 160 km.
Au camp d'Embu , les coureurs kenyans courent à une vitesse exigée pour gagner les championnats du monde ( 2'45" à 2'48" pour les hommes et 3'03" à 3'06" pour les femmes) sur une base presque journalière, et le programme de la semaine inclue des côtes a fond , du travail d'intervalle, des séances de rythme énorme , et 19 exercises au total, tous sur un terrain accidenté à 2000 m d'altitude.
Ces trois semaines de tortures sont précédées de 5 mois de développement qui préparent les membres de l'équipe du kenya à survivre à Embu. Le travail important du stage final ne pourrait pas être réalisé sans cet important travail de base.
MOIS D'OCTOBRE
Trois entraînements par jour : 6 heures, 10 heures, 16 heures.
Les entraînements de 6 et 16 heures n'ont rien d'extraordinaire, le matin 7 à 10 km de course modérée et l'après-midi 30 à 40 minutes de "circuit kenyan d'entraînement" qui comporte des étirements , des exercises d'équilibre , des exercises de plyométrie. Ceux de 10 heures varient chaque jour et sont de plus intense, sortie longue de 18-20 km , travail de côte 15 répétitions d'une côte pentue de 200 à 300 m, fartlek alternant 2 minutes allure compétition et 1 minute de footing facile , ou bien une séance de 12 km à allure continue ( on peut dire au seuil anaérobie). malgré tout le mois d'octobre est très dure, une semaine type d'octobre totalise une distance de 180 à 200 km, une grande charge si l'on considère que l'entraînement de septembre est presque nul. La période du mois d'octobre est souvent vue comme un cycle d'entraînement choc par ceux qui ne sont pas familiers avec la course kenyanne, et en effet , la période à haut risque de blessure pour les coureurs kenyans est le mois d'octobre. cependant le volume d'entraînement semble moins gargantuesque lorsque l'on considère le vécu des coureurs kenyans; Les enfants kenyans d'âge scolaire courent au moins 150 km par semaine pour se rendre à l'école.
NOVEMBRE ET DECEMBRE
Le kilométrage total diminue. La fréquence des entraînements passe à deux séances par jour , mais l'allure moyenne d'entraînement s'intensifie. En novembre et décembre, il y a une course facile de 7 à 10 kms chaque jour . les séances les plus facile finissent par une course rapide , un 800 m courru en 2'05" ou un mille couru en 4'30" ( la progression des courses lentes à des courses plus rapide ets une marque kenyanne). le volume moyen est de 100 kms avec environ 25-30 kms ( 25 a 30% du total à la vitesse du 10km ou plus vite).
Les coureurs kenyans qui sont dans l'armée s'entraînent en octobre et novembre près de Nairobie , spécialement dans les montagnes abruptes de Ngong avec une altitude d'entraînement d'environ 1600 à 2000 m . L'idée est d'augmenter la concentration des globules rouges du sang? ainsi l'entraînement dur, rapide pourra être mené à bien fin janvier , début février , mais la stratégie n'est pas sans risque . Vous devez faire attention à ne pas perdre votre vitesse de pied lorsque vous vous entraînez à des altitudes aussi hautes". Comme les kenyans le savent bien , la pression d'oxigène réduite en haute altitude conduit souvent a diminuer les allures moyennes d'entraînement, qui pourrait potentiellement réduire la forme compétitive en dépit du dopage naturel du sang.Les kenyans tentent de combattre les éffets de l'altitude sur la vitesse du pied en réalisant des séances d'intervalles rapides et des séances de fartlek ainsi William Siegei ( 26'52" ) sur 10000 m effectua un entraînement de 8 intervalles de 1 mille a une allure de 4'30 par mille ( 2'47"8 ) au km est presque exactement le rythme exigé pour gagner les championnats du monde de cross. Le résultat est que lorsque Siegei descend pour courir contre les coureurs internationaux au championnat du monde de cross, l'allure pour gagner très familière et lui semble plus supportable puisqu'elle n'a pas été soutenue dans l'air pauvre des hauts plateaux du kenya.
JANVIER ET FEVRIER
Ils sont presque prêts pour les compétitions importantes . Janvier est un mois critique pour les kenyans , car au début fevrier se situent les championnats de cross country des armées , des compétitions acharnées qui peuvent , être réellement bien plus difficiles que les championnats nationaux. L'axe central de développement en janvier est le rythme. Un plan d'entraînement typique est le suivant:
Lundi: une course facile de 30' , 1 heure de course longue... Mardi :une séance d'intervalles courue a l'allure de compétition ou plus vite. Une séance type pourrai être: 12 x 400m, 6 x 800 ou 5x 1000...Mercredi : une course facile de 45'... Jeudi une course a allure constante de 8 kms environ 24' ou 8 kms de fartlek rapide..vendredi : une course facile de 30' , circuit training..samedi : course facile de 30'..dimanche : course facile d'un heure..
Le volume est juste de 100 kms par semaine , bien moindre que celui des coureurs européens ou américains . Lorsque vous prenez en compte que beaucoup de séances sont à la base très modérée mais finissent par un 800 m ou un mille près de la vitesse de course , le total au seuil ou plus vite atteint 25% du total. En Fevrier , la charge diminue une dernière fois , atteignant juste 60-80 kms par semaine , mais les intervalles et le fartlek sont réalisés à une vitesse encore plus élevée.
La saison de cross country kenyanne de 5 mois les pousse vers des sommets de capacité physique ,et l'entraînement hautement spécifique effectué a Embu dans lequel les membres masculins et féminins des équipes kenyannes courent au moins chaque jour à la vitesse du championnat du monde , ajoute un peu de forme qui rend les kenyans au top niveau.l'orsqu'ils descendent d'Embu , à une altitude de 2000 m pour prendre part aux championnats du monde qui se courent en principe au niveau de la mer, les kenyans se sentent comme dans un fauteuil lorsqu'ils courent à la vitesse exacte qu'ils ont pratiquée dans l'air appauvri d'Embu.
La première compétition féminine de saut en hauteur s'est tenue en 1895 aux Etats-Unis, soit
55ans après la première compétition officiele de la discipline chez les athlètes masculins. Les sauteuses en hauteur ne seront admises à participer aux Jeux Olympiques qu'en 1928, à Amsterdam,
trente deux après que cette discipline soit entrée dans l'arene olympique.
Le disque est sans aucun doute là plus ancienne des disciplines de lancers. Les légendes grecques y font déjà référence dans l'antiquité. En 708 avant jésus-christ, le lancer du disque figurait déjà au programme du pentathlon des jeux Olympiques de l'antiquité. Au cours des siécles, les celtes, les Germains, les Ecossais et les Anglais l'ont inclus à leurs concours traditionnels. Des les premiers Jeux de l'ére moderne, en 1896, les grecs exigent que la discipline figure au programme. Ce sera pourtant un Américain, Robert Garret, qui remporta le premier titre sans avoir au préalable lancé de disque de sa vie! la discipline deviendra féminine aux jeux de 1928.
Longtemps, les mesures anglo-saxonnes et européennes ont cohabité en athlètisme.Ce qui donnait
parfois lieu à des scénes cocasses. Le 800 m, l'équivalent du demi mille britannique (804,67 m,ou 880 yards), est imposé comme distance olympique en 1896.Mais longtemps les juges
britanniques tendirent ,quelque 4m67 après la ligne , un fil qui figurait les 880 yards. Aux jeux Olympiques de Stockholm en 1912, le jeune Américain Tim Meredith s'adjugea ainsi à la fois le
titre Olympique et le record du monde du 800 en 1'51"9, mais également le record du demi-mile en 1'52"5.Soit un record du monde pour trois petites foulées supplémentaires..
Quelle est la clé d'un 400m? L'Américain Michael Johonson , le plus grand coureur des années 90 sur la distance (quatruple champion du monde, de 1993 à 1999 ) nous à
peut-être livré une réponse lors de son record du monde , en 1999 à Séville. Alors que la plupart des coureurs partent vite puis décélèrent, Johnson a été chronométré en 21"24 au passage au
200m lors de cette course.Soit un équilibre quasi parfait entre son premier 200 (21"24 ) et son deuxième (21"94). De fait , l'Américain était le seul capable d'augmenter encore la fréquence de sa
foulée à l'attaque du dernier virage.Ce qui en faisait aussi un athlète d'exception...
LA LONGUEUR
Près de vingt siécles avant Jésus-Christ, cette discipline figurait déja au programme de certains jeux celtes. Le premier record enregistré en 656 avant J-C est celui d'un athlète Sparte ayant réalisé un bond à 6m92 m. Logique , donc, que le saut en longueur soit inscrit au programme des premiers jeux olympiques de l'ére moderne, à Athène, en 1896. Toutefois, la discipline n'est apparue chez les filles que bien plus tard, aux jeux olympiques de Londres, en 1948.
Bob Beamon auteur d'un saut surréaliste de 8m90 en 1968 à Mexico
Championnats du monde de tokyo le 30 août 1991
L'Américain Mike Powell à profité de la finale des championnats du monde pour effacer, avec un essai à 8m95 , le mythique record du monde de bob beamon. Le 30 août 1991 a également été marqué par une défaite historique , celle de Carl Lewis. Deuxième du concours , avec un saut à 8m91 (avec un vent favorable de 2m90), King Carl a été battu ce soir-là dans un concours de saut en longueur pour la première fois depuis 10 ans. Son invincibilité dans la discipline avait tenu pendant 65 compétitions.
Le record du monde féminin est détenu par Galina Christiakova (URSS) 7m52 établi en 1988
Mike Powell et Carl Lewis
Il y aura toujours des nostalgiques des temps anciens, ceux consacrant un athlètime trempé dans l'amidon et sentant bon la naphtaline, un athlètisme couvé par des hommes en redingotes et chapeaux mous; lorsque l'on évoque l'histoire du cross, on parle plus sûrement de courses à travers labours pour exprimer ce que furent les premières heures de gloire du cross country. Les journalistes anglais , très pince sans rire, installés au pied d'une rivière à y perdre pied, déclaraient devant l'hégémonie de leur chouchou Jack Holden que seuls les coureurs au tempérament bien trempé pouvaient réussir dans cette discipline. leurs propos s'en trouvaient largement arrosés au passage des coureurs, plongeant comme dans une fosse à purin dans un cloaque profond de 60 centimètres. la scène se passait en 1930 dans le traquenard de Leamington Spa.
A cette époque, le cross ne souffait pas de crise identitaire. Il n'était pas encore venu le temps de la reflexion qui allait agiter les instances internationales. Le cross devait-il allait vers les pistards au point d'en perdre son caractère originel ou les lévriers de la cendrée viendraient-ils d'eux mèmes vers cette discipline hivernale? En 1930 tout ce que comptait la vieille Europe s'adonnait sans calcul au cross l'hiver venu. En matière de parcours , les anglais dictaient leur loi . Des distances longues , jusqu'à 17 kilomètres. Des difficultés à faire fuir tous les Arsène Lupin en mal de cavale. Comme en 1930 oû les anglais, furieux contre les Français d'avoir organisé l'année précédente le cross des Nations sur un parcours trop rapide , allaient dresser au nez et a la barbe des coureurs , des portes charretières hautes de 2,40 m à gravir et à sauter à chaque tour. Cet enfer n'était pas sans rappeler la tradition des fell-climbers que l'on situe à l'origine même du cross, des courses en pleine nature, montant droit à travers les collines sans aucun souci de contourner les obstacles naturels de la région de Lake Distict.
Au début des années 70, le respect de certaines valeurs propres à cette course à travers champs était maintenu par d'honorables gentlemen amoureux de l'effort et de l'engagement total. Les images de l'International de San Sebastien en 1971 sont encore là pour le démontrer. N'y voit-on pas David Bedford, cet Anglais à la moustache conquérante, s'envoler au-dessus d'un obstacle que pas un seul organisateur de cross actuel n'aurait l'immagination d'intègrer à son parcours sous peine d'être poursuivi par toutes les compagnies d'assurances de France et de Navarre . Une longue descente aussi boueuse et savonneuse que pour un interville et en contre-bas un fossé large comme le channel , trois planches pour prendre appui et puis le vide.
Les exemples de ces cross oû l'on voit des des hommes aux allures disgracieuses basculant par-dessus des barrières trop hautes comme pouchassés par une horde de taureaux camarguais ou bien le nez et les quatres pattes dans la boue à grimper d'impossibles collines sont multiples, prouvant en cela que le cross ne pouvait réussir qu'à des coureurs ne craignant pas l'engagement total.
Depuis les parcours ont perdu ce qui faisait le charme désuet de cette discipline oû l'imprévu, la tactique de course et un certain goût pour l'effort non paramètré rendaient le cross spéctaculaire. A force de tondre les gazons sur lesquels les coureurs se disputent le titre mondial, le cross a coupé toutes les herbes folles et a rogné ses racines. qu'en pensent les Kenyans? Nul doute qu'ils se moquent de la platitude des parcours qu'on leur offre désormais, habitués qu'ils sont à courir en pleine nature lorsqu'ils préparent un Mondial dans le camp d'entraînement de Embu.
Ce n'est sans doute pas un hazard si le 100m est l'un des moments les plus attendus lors des grands championnats. La
distance est en effet chargée d'un poids historique à nul autre pareil. Les premiers récits de course remontent au 15éme siecle avant Jésus Christ. Quand au 100m (ou demi-stade, puisque la
longueur d'un stade codifiiée par Hercule, était légèrement inférieur à 200m), il fut la seule et unique course disputée lors des premiers jeux Olympiques, en 776 avant notre ère, et remportée
par le Grec Koerebos.
C'est le 9 juin 1929, à Chicago, que sont nés les starting-blocks, ce jour là ,ses adversaires ont pensé que le sprinteur George Simpson sortait d'un asile d'aliénés. Alors que tous les athlètes avaient l'habitude de creuser des trous dans la cendrée pour y caler leurs pieds, George Simpson posa des plots en bois et s'en servit d'appuis .Il gagna son 100 yards en 9"4 et révolutionna l'histoire du sprint. Deux entraîneurs américains, George Breshnahan et William Tuttle, sont a l'origine de cette invention qui permettait, à l'époque , de gagner 34 centièmes . Finalement, la fédération internationale a adopté les starting-blocks en 1937' utilisés aujourd'hui jusqu'au 400m, avec ou sans haies.
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