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Les disciplines athlétiques

Mercredi 20 février 2008

CARL LEWIS

comment je suis devenu Lewis

Deux heures d'entraînement par jour

Carl Lewis, l'homme qui a réincarné Jess Owens, le dieu du stade, avec ses quatre médailles d'or olympiques à Los Angeles, possèdait un véritable talent naturel de sprinter. Il ne faut surtout pas croire que c'etait un démon du travail;

Carl Lewis a révélé qu'il s'entraînait cinq fois par semaine et deux heures par jour. son entraînement est bien entendu basé sur les secteurs classiques de la condition physique générale, du renforcement musculaire à l'aide d'exercices spécifiques, endurance, vitesse, technique, travail sur les départs, travail de vitesse gestuelle..

Sur mes deux heures quotidiennes d'entraînement, explique  carl Lewis, je consacre 45 minutes  au travail pur d'entraînement et 75 minutes à la préparation complémentaire. Pas d'entraînement les week-kend mais compétition bien entendu quand cela est programmé.  Je ne fait que très rarement de la musculation. Je n'aime pas cela et comme le disait Goethe, il faut aimer ce qu'il est nécessaire de faire pour s'améliorer.

L'entraînement ajoute Carl lewis, doit s'intégrer parfaitement à la vie quotidienne. Je veux dire qu'il est nettement préférable pour l'équilibre de l'athlète d'être légérement sous-entraîné plutôt que  sur-entraîné. A cet égard, je crois que beaucoup trop d'athlète ne sont pas suffisamment à l'écoute de leur corps.

La foulée de Carl Lewis était incontestablement l'une des plus belles, des plus amples de toute l'histoire. On a mesuré l'amplitude de sa foulée: 2,55 m. 

Pour tout savoir cliquez sur: Carl Lewis

Par pierre
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Jeudi 16 août 2007
Par pierre
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Jeudi 26 juillet 2007

Au camp d'entraînement près d'Embu au Kenya

Au camp d'entraînement près d'Embu au Kénya se déroulent les trois premières semaines de mars pour préparer les Championnats du Monde de Cross. les coureurs masculins courent environ 225 km par semaine et les féminines  145 à 160 km.

Au camp d'Embu , les coureurs  kenyans  courent à une vitesse exigée pour gagner  les championnats du monde  ( 2'45" à 2'48" pour les hommes et 3'03" à 3'06" pour les femmes)  sur une base  presque journalière, et le programme de la semaine  inclue  des côtes a fond , du travail d'intervalle, des séances de rythme énorme , et 19 exercises au total, tous sur un terrain accidenté à 2000 m d'altitude.

Ces trois semaines de tortures sont précédées de 5 mois  de développement qui préparent les membres  de l'équipe du kenya à survivre à Embu. Le travail important du stage  final ne pourrait pas être réalisé sans cet important travail de base.

MOIS D'OCTOBRE

Trois entraînements par jour : 6 heures, 10 heures, 16 heures.

Les entraînements de 6 et 16 heures  n'ont rien d'extraordinaire, le matin 7 à 10 km de course modérée et l'après-midi 30 à 40 minutes de "circuit kenyan d'entraînement"  qui comporte des étirements , des exercises d'équilibre , des exercises de plyométrie. Ceux de 10 heures varient chaque jour et sont de plus intense, sortie longue de 18-20 km , travail de côte 15 répétitions d'une côte pentue de 200 à 300 m, fartlek alternant 2 minutes allure compétition  et 1 minute de footing facile , ou bien une séance  de 12 km à allure continue ( on peut dire au seuil anaérobie). malgré tout le mois d'octobre est très dure, une semaine type d'octobre totalise une distance de 180 à 200 km, une grande charge  si l'on considère que l'entraînement de septembre est presque nul. La période du mois d'octobre est souvent vue comme un cycle d'entraînement choc  par ceux qui ne sont pas familiers avec la course kenyanne, et en effet , la période à haut risque  de blessure pour les coureurs kenyans est le mois d'octobre. cependant le volume d'entraînement semble moins gargantuesque  lorsque l'on considère le vécu des coureurs kenyans; Les enfants kenyans  d'âge scolaire courent au moins 150 km par semaine pour se rendre à l'école. 

NOVEMBRE ET DECEMBRE

Le kilométrage total diminue. La fréquence des entraînements passe à deux  séances par jour , mais l'allure moyenne d'entraînement s'intensifie. En novembre et décembre, il y a une  course facile de 7 à 10 kms chaque jour . les séances les plus facile finissent par une course rapide , un 800 m courru en 2'05" ou un mille couru en 4'30" ( la progression des courses lentes à des courses plus rapide ets une marque kenyanne). le volume moyen est de 100 kms  avec environ 25-30 kms  ( 25 a 30% du total à la vitesse du 10km ou plus vite).

Les coureurs  kenyans qui sont dans l'armée s'entraînent en octobre et novembre près de Nairobie , spécialement dans  les montagnes  abruptes de Ngong  avec une altitude  d'entraînement d'environ 1600 à 2000 m . L'idée  est d'augmenter la concentration des globules rouges  du sang? ainsi l'entraînement dur, rapide pourra  être mené à bien fin janvier , début février , mais la stratégie  n'est pas sans risque . Vous devez  faire attention à ne pas  perdre  votre vitesse de pied  lorsque vous vous entraînez à des altitudes  aussi hautes". Comme les kenyans le savent bien , la  pression d'oxigène  réduite en haute altitude  conduit souvent a diminuer  les allures moyennes  d'entraînement, qui pourrait potentiellement réduire la forme  compétitive  en dépit  du dopage  naturel du sang.Les kenyans  tentent de combattre  les éffets de l'altitude  sur la vitesse du pied  en réalisant  des séances d'intervalles rapides  et des séances de fartlek ainsi William Siegei ( 26'52" ) sur 10000 m effectua  un entraînement de 8 intervalles  de 1 mille  a une allure de 4'30 par mille ( 2'47"8 ) au km est presque  exactement  le rythme exigé pour gagner les championnats du monde de cross. Le résultat  est que  lorsque Siegei descend  pour courir contre  les coureurs internationaux  au championnat du monde de cross, l'allure pour  gagner très familière et lui semble  plus supportable puisqu'elle  n'a pas été soutenue dans l'air pauvre des hauts plateaux du kenya.

JANVIER ET FEVRIER

Ils sont presque prêts pour les compétitions importantes . Janvier  est un mois critique pour les kenyans , car au début fevrier  se situent les championnats  de cross country  des armées , des compétitions acharnées qui peuvent , être réellement  bien plus difficiles que les championnats nationaux. L'axe central de développement en janvier est le rythme. Un plan d'entraînement  typique est le suivant:

Lundi: une course facile de 30' , 1 heure de course longue... Mardi :une séance  d'intervalles  courue a l'allure de compétition ou plus vite. Une séance type pourrai être: 12 x 400m, 6 x 800 ou 5x 1000...Mercredi : une course facile de 45'... Jeudi  une course a allure constante de 8 kms environ 24' ou 8 kms de fartlek rapide..vendredi : une course facile de 30' , circuit  training..samedi : course facile de 30'..dimanche : course facile d'un heure..

Le volume  est juste  de 100 kms par semaine , bien moindre que celui des coureurs européens ou américains . Lorsque vous prenez en compte que beaucoup de séances  sont à la base  très modérée mais finissent  par un 800 m ou un mille près de la vitesse de course , le total  au seuil ou plus vite atteint 25% du total. En Fevrier , la charge diminue  une dernière fois , atteignant juste 60-80 kms  par semaine , mais les intervalles et le fartlek  sont réalisés à une vitesse  encore plus élevée.

La saison de cross country kenyanne  de 5 mois les pousse vers des sommets de capacité physique ,et l'entraînement hautement spécifique effectué a Embu dans lequel les membres masculins et féminins des équipes kenyannes  courent  au moins chaque jour à la vitesse du championnat du monde , ajoute un peu de forme qui rend les kenyans au top niveau.l'orsqu'ils descendent d'Embu , à une altitude de 2000 m pour prendre part  aux championnats du monde  qui se courent  en principe  au niveau de la mer, les kenyans se sentent comme dans un fauteuil lorsqu'ils courent à la vitesse exacte qu'ils ont pratiquée dans l'air appauvri d'Embu.  

Par pierre
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Lundi 9 juillet 2007
Kajsa-Bergqvist.jpg La première compétition féminine de saut en hauteur s'est tenue en 1895 aux Etats-Unis, soit 55ans après la première compétition officiele de la discipline chez les athlètes masculins. Les sauteuses en hauteur ne seront admises à participer aux Jeux Olympiques qu'en 1928, à Amsterdam, trente deux après que cette discipline soit entrée dans l'arene olympique.
Par pierre
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Lundi 9 juillet 2007

Le disque est sans aucun doute là plus ancienne des disciplines de lancers. Les légendes grecques y font déjà référence dans l'antiquité. En 708 avant jésus-christ, le lancer du disque figurait déjà au programme du pentathlon des jeux Olympiques de l'antiquité. Au cours des siécles, les celtes, les Germains, les Ecossais et les Anglais l'ont inclus à  leurs concours traditionnels. Des les premiers Jeux de l'ére moderne, en 1896, les grecs exigent que la discipline figure au programme. Ce sera pourtant un Américain, Robert Garret, qui remporta le premier titre sans avoir au préalable lancé de disque de sa vie! la discipline deviendra féminine aux jeux de 1928. 

 

 
Par pierre
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Dimanche 8 juillet 2007
sebastien-Coe.jpg Longtemps, les mesures anglo-saxonnes et européennes ont cohabité en athlètisme.Ce qui donnait parfois lieu à des scénes cocasses. Le 800 m, l'équivalent du demi mille britannique (804,67 m,ou 880 yards), est imposé comme distance olympique en 1896.Mais  longtemps les juges britanniques  tendirent ,quelque 4m67 après la ligne , un fil qui figurait les 880 yards. Aux jeux Olympiques de Stockholm en 1912, le jeune Américain Tim Meredith s'adjugea ainsi à la fois le titre Olympique et le record du monde du 800 en 1'51"9, mais également le record du demi-mile en 1'52"5.Soit un record du monde pour trois petites foulées supplémentaires..
Par pierre
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Dimanche 8 juillet 2007
Michael-Johnson.jpg Quelle est la clé d'un 400m? L'Américain Michael Johonson , le plus grand coureur des années 90 sur la distance (quatruple champion du monde, de 1993 à 1999 ) nous à peut-être livré une réponse lors de son record du monde , en 1999 à Séville. Alors que la plupart des coureurs partent vite puis décélèrent, Johnson a été chronométré en 21"24 au passage  au 200m lors de cette course.Soit un équilibre quasi parfait entre son premier 200 (21"24 ) et son deuxième (21"94). De fait , l'Américain était le seul capable d'augmenter encore la fréquence de sa foulée à l'attaque du dernier virage.Ce qui en faisait aussi un athlète d'exception...
Par pierre
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Dimanche 8 juillet 2007

LA LONGUEUR

Près de vingt siécles avant Jésus-Christ, cette discipline figurait déja au programme de certains jeux celtes. Le premier record enregistré en 656 avant J-C est celui d'un athlète Sparte ayant réalisé un bond à 6m92 m. Logique , donc, que le saut en longueur soit inscrit au programme des premiers jeux olympiques de l'ére moderne, à Athène, en 1896. Toutefois, la discipline n'est apparue chez les filles que bien plus tard, aux jeux olympiques de Londres, en 1948.

Bob Beamon auteur d'un saut surréaliste de 8m90 en 1968 à Mexico

 Championnats du monde de tokyo le 30 août 1991

L'Américain Mike Powell à profité de la finale des championnats du monde pour effacer, avec un essai à 8m95 , le mythique record du monde de bob beamon. Le 30 août 1991 a également été marqué par une défaite historique , celle de Carl Lewis. Deuxième du concours , avec un saut à 8m91 (avec un vent favorable de 2m90), King Carl a été battu ce soir-là dans un concours de saut en longueur pour la première fois depuis 10 ans. Son invincibilité dans la discipline avait tenu pendant 65 compétitions.

Le record du monde féminin est détenu par Galina Christiakova (URSS) 7m52 établi en 1988

Mike Powell et Carl Lewis

Par pierre
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Dimanche 8 juillet 2007
La belle époque du crossbelle époque du cross

Il y aura toujours des nostalgiques des temps anciens, ceux consacrant un athlètime trempé dans l'amidon et sentant bon la naphtaline, un athlètisme couvé par des hommes en redingotes et chapeaux mous; lorsque l'on évoque l'histoire du cross, on parle plus sûrement de courses à travers labours pour exprimer ce que furent les premières heures de gloire du cross country. Les journalistes anglais , très pince sans rire, installés au pied d'une rivière à y perdre pied, déclaraient devant l'hégémonie de leur chouchou Jack Holden que seuls les coureurs au tempérament bien trempé pouvaient réussir dans cette discipline. leurs propos s'en trouvaient largement arrosés au passage des coureurs, plongeant comme dans une fosse à purin dans un cloaque profond de 60 centimètres. la scène se passait en 1930 dans le traquenard de Leamington Spa.

 

A cette époque, le cross ne souffait pas de crise identitaire. Il n'était pas encore venu le temps de la reflexion qui allait agiter les instances internationales. Le cross  devait-il allait vers les pistards au point d'en perdre son caractère originel ou les lévriers de la cendrée viendraient-ils d'eux mèmes vers cette discipline hivernale? En 1930 tout ce que comptait la vieille Europe s'adonnait  sans calcul au cross l'hiver venu. En matière de parcours , les anglais dictaient leur loi . Des distances longues , jusqu'à 17 kilomètres. Des difficultés à faire fuir tous les Arsène Lupin en mal de cavale. Comme en 1930 oû les anglais, furieux contre les Français  d'avoir organisé l'année précédente  le cross des Nations sur un parcours trop rapide , allaient dresser au nez et a la barbe des coureurs , des portes charretières hautes de 2,40 m à gravir  et à sauter à chaque tour. Cet enfer  n'était pas sans rappeler  la tradition des fell-climbers que l'on situe  à l'origine  même du cross, des courses en pleine nature, montant  droit à travers les collines sans aucun souci de contourner les obstacles naturels de la région de Lake Distict.

Au début des années 70, le respect de certaines valeurs propres à cette course à travers champs était maintenu par d'honorables gentlemen amoureux  de l'effort et de l'engagement total. Les images de l'International de San Sebastien en 1971 sont encore là pour le démontrer. N'y voit-on pas David Bedford, cet Anglais  à la moustache conquérante, s'envoler au-dessus d'un obstacle  que pas un seul organisateur de cross actuel n'aurait l'immagination d'intègrer à son parcours  sous peine  d'être poursuivi par toutes les compagnies d'assurances de France et de Navarre . Une longue descente aussi boueuse et savonneuse que pour  un interville  et en contre-bas un fossé large comme le channel , trois planches pour prendre appui et puis le vide.

Les exemples  de ces cross oû l'on voit des des hommes aux allures disgracieuses basculant par-dessus des barrières trop hautes comme pouchassés par une horde de taureaux camarguais ou bien le nez et les quatres pattes dans la boue à grimper d'impossibles collines  sont multiples, prouvant en cela que le cross ne pouvait réussir qu'à des coureurs ne craignant pas l'engagement total.

Depuis les parcours ont perdu ce qui faisait le charme désuet de cette discipline oû l'imprévu, la tactique de course et un certain goût pour l'effort non paramètré rendaient le cross spéctaculaire. A force de tondre les gazons sur lesquels les coureurs se disputent le titre mondial, le cross a coupé  toutes les herbes folles et a rogné ses racines. qu'en pensent les Kenyans? Nul doute qu'ils se moquent de la platitude des parcours qu'on leur offre désormais, habitués qu'ils sont à courir en pleine nature lorsqu'ils préparent un Mondial dans le camp d'entraînement de Embu.

Par pierre
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Dimanche 1 juillet 2007

torri-Edwards.jpg Ce  n'est sans doute pas un hazard si le 100m est l'un des moments les plus attendus lors des grands championnats. La distance est en effet chargée d'un poids historique à nul autre pareil. Les premiers récits de course remontent au 15éme siecle avant Jésus Christ. Quand au 100m (ou demi-stade, puisque la longueur d'un stade codifiiée par Hercule, était légèrement inférieur à 200m), il fut la seule et unique course disputée lors des premiers jeux Olympiques, en 776 avant notre ère, et remportée par le Grec Koerebos.

C'est le 9 juin 1929, à Chicago, que sont nés les starting-blocks, ce jour là ,ses adversaires ont pensé que le sprinteur George Simpson sortait d'un asile d'aliénés. Alors que tous les athlètes avaient l'habitude de creuser des trous dans la cendrée pour y caler leurs pieds, George Simpson posa des plots en bois et s'en servit d'appuis .Il gagna  son 100 yards en 9"4 et révolutionna l'histoire du sprint. Deux entraîneurs américains, George Breshnahan et William Tuttle, sont a l'origine de cette invention qui permettait, à l'époque , de gagner 34 centièmes . Finalement, la fédération internationale a adopté les starting-blocks en 1937' utilisés aujourd'hui jusqu'au 400m, avec ou sans haies.

Par pierre
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