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Le sentier du Doron qui relie Salins-les-Thermes à Bozel offre aux athlètes de l'ASM un magnifique terrain d'entraînement
J'ai toujours dû courir pour vivre
Il est aux antipodes de ces athlétes sortis des usines à champions et couverts de sponsor, les producteurs du film endurance, sont tombés sous le charme.
En fait, de sa foulée légère, Hailé Gebreselassié les a littéralement envoutés.
Le resultat de leur rencontre a donné un film de 84 minutes retraçant la vie du coureur africain.l'histoire vraie d'un champion olympique hors du commun..
Endurance
Au camp d'entraînement près d'Embu au Kenya
Au camp d'entraînement près d'Embu au Kénya se déroulent les trois premières semaines de mars pour préparer les Championnats du Monde de Cross. les coureurs masculins courent environ 225 km par semaine et les féminines 145 à 160 km.
Au camp d'Embu , les coureurs kenyans courent à une vitesse exigée pour gagner les championnats du monde ( 2'45" à 2'48" pour les hommes et 3'03" à 3'06" pour les femmes) sur une base presque journalière, et le programme de la semaine inclue des côtes a fond , du travail d'intervalle, des séances de rythme énorme , et 19 exercises au total, tous sur un terrain accidenté à 2000 m d'altitude.
Ces trois semaines de tortures sont précédées de 5 mois de développement qui préparent les membres de l'équipe du kenya à survivre à Embu. Le travail important du stage final ne pourrait pas être réalisé sans cet important travail de base.
MOIS D'OCTOBRE
Trois entraînements par jour : 6 heures, 10 heures, 16 heures.
Les entraînements de 6 et 16 heures n'ont rien d'extraordinaire, le matin 7 à 10 km de course modérée et l'après-midi 30 à 40 minutes de "circuit kenyan d'entraînement" qui comporte des étirements , des exercises d'équilibre , des exercises de plyométrie. Ceux de 10 heures varient chaque jour et sont de plus intense, sortie longue de 18-20 km , travail de côte 15 répétitions d'une côte pentue de 200 à 300 m, fartlek alternant 2 minutes allure compétition et 1 minute de footing facile , ou bien une séance de 12 km à allure continue ( on peut dire au seuil anaérobie). malgré tout le mois d'octobre est très dure, une semaine type d'octobre totalise une distance de 180 à 200 km, une grande charge si l'on considère que l'entraînement de septembre est presque nul. La période du mois d'octobre est souvent vue comme un cycle d'entraînement choc par ceux qui ne sont pas familiers avec la course kenyanne, et en effet , la période à haut risque de blessure pour les coureurs kenyans est le mois d'octobre. cependant le volume d'entraînement semble moins gargantuesque lorsque l'on considère le vécu des coureurs kenyans; Les enfants kenyans d'âge scolaire courent au moins 150 km par semaine pour se rendre à l'école.
NOVEMBRE ET DECEMBRE
Le kilométrage total diminue. La fréquence des entraînements passe à deux séances par jour , mais l'allure moyenne d'entraînement s'intensifie. En novembre et décembre, il y a une course facile de 7 à 10 kms chaque jour . les séances les plus facile finissent par une course rapide , un 800 m courru en 2'05" ou un mille couru en 4'30" ( la progression des courses lentes à des courses plus rapide ets une marque kenyanne). le volume moyen est de 100 kms avec environ 25-30 kms ( 25 a 30% du total à la vitesse du 10km ou plus vite).
Les coureurs kenyans qui sont dans l'armée s'entraînent en octobre et novembre près de Nairobie , spécialement dans les montagnes abruptes de Ngong avec une altitude d'entraînement d'environ 1600 à 2000 m . L'idée est d'augmenter la concentration des globules rouges du sang? ainsi l'entraînement dur, rapide pourra être mené à bien fin janvier , début février , mais la stratégie n'est pas sans risque . Vous devez faire attention à ne pas perdre votre vitesse de pied lorsque vous vous entraînez à des altitudes aussi hautes". Comme les kenyans le savent bien , la pression d'oxigène réduite en haute altitude conduit souvent a diminuer les allures moyennes d'entraînement, qui pourrait potentiellement réduire la forme compétitive en dépit du dopage naturel du sang.Les kenyans tentent de combattre les éffets de l'altitude sur la vitesse du pied en réalisant des séances d'intervalles rapides et des séances de fartlek ainsi William Siegei ( 26'52" ) sur 10000 m effectua un entraînement de 8 intervalles de 1 mille a une allure de 4'30 par mille ( 2'47"8 ) au km est presque exactement le rythme exigé pour gagner les championnats du monde de cross. Le résultat est que lorsque Siegei descend pour courir contre les coureurs internationaux au championnat du monde de cross, l'allure pour gagner très familière et lui semble plus supportable puisqu'elle n'a pas été soutenue dans l'air pauvre des hauts plateaux du kenya.
JANVIER ET FEVRIER
Ils sont presque prêts pour les compétitions importantes . Janvier est un mois critique pour les kenyans , car au début fevrier se situent les championnats de cross country des armées , des compétitions acharnées qui peuvent , être réellement bien plus difficiles que les championnats nationaux. L'axe central de développement en janvier est le rythme. Un plan d'entraînement typique est le suivant:
Lundi: une course facile de 30' , 1 heure de course longue... Mardi :une séance d'intervalles courue a l'allure de compétition ou plus vite. Une séance type pourrai être: 12 x 400m, 6 x 800 ou 5x 1000...Mercredi : une course facile de 45'... Jeudi une course a allure constante de 8 kms environ 24' ou 8 kms de fartlek rapide..vendredi : une course facile de 30' , circuit training..samedi : course facile de 30'..dimanche : course facile d'un heure..
Le volume est juste de 100 kms par semaine , bien moindre que celui des coureurs européens ou américains . Lorsque vous prenez en compte que beaucoup de séances sont à la base très modérée mais finissent par un 800 m ou un mille près de la vitesse de course , le total au seuil ou plus vite atteint 25% du total. En Fevrier , la charge diminue une dernière fois , atteignant juste 60-80 kms par semaine , mais les intervalles et le fartlek sont réalisés à une vitesse encore plus élevée.
La saison de cross country kenyanne de 5 mois les pousse vers des sommets de capacité physique ,et l'entraînement hautement spécifique effectué a Embu dans lequel les membres masculins et féminins des équipes kenyannes courent au moins chaque jour à la vitesse du championnat du monde , ajoute un peu de forme qui rend les kenyans au top niveau.l'orsqu'ils descendent d'Embu , à une altitude de 2000 m pour prendre part aux championnats du monde qui se courent en principe au niveau de la mer, les kenyans se sentent comme dans un fauteuil lorsqu'ils courent à la vitesse exacte qu'ils ont pratiquée dans l'air appauvri d'Embu.
Le tchécoslovaque Emil Zatopek l'un des champions les plus populaires de l'histoire du sport mondial, innova en matière d'entraînement scientifiquement mené , reculant les limites du progrés humain.
Zatopek Emil né le 19 septembre 1922 à Koprivnice ( Tchécoslovaquie)
Fils d'un pauvre menuisier dont la famille comptait six enfants, Emil Zatopek montra très tôt un grand amour de la course a pied, au grand dam de ses parents, qui voyaient ses chaussures s'user à une vitesse folle. Dès la fin de ses études primaires, il entra aux usines bata, à Zlin, oû il fut soumis au dur régime de l'apprentissage. Une course populaire organisée à l'intention des apprentis, qu'il termina deuxième, lui donna l'occasion de faire ses véritables débuts athlètiques. A l'armée, oû il entra en 1945 pour accomplir son service militaire, il trouve de bonnes conditions de vie et d'entraînement . Cinquième du 5000 m des championnats d'Europe, en 1946 à Oslo, il fut promu lieutenant en 1947 et rencontra la même année, Dana, la fille de son colonel, qui allait devenir sa femme. Les éléments de son destin étaient désormais rassemblés. Curieux de tout , Zatopek ne cessait d'étudier et de se cultiver. Devenu militaire de carrière, il revendiquait le régime commun tout en s'entraînant durement. Vainqueur du 10 000 m aux jeux Olympiques de Londres en 1948, son style heurté frappa alors beaucoup les imaginations et donna naissance à des comparaisons avec des forçats, des galériens et même des locomotives. Plus poétiquement un écrivain trouva que son corps était " peuplé de de forces contraires" ; A quoi Zatopek répondit qu'il s'agissait d'être efficace et non d'être beau; pour se faire il s'était entraîné pendant dix jours en courant soicante 400 m rapides ( en 75" environ) et en récupérant sur 200 m à allure réduite, soit un total de trente-six kilomètres pour une même séance. L'exploit qui devait contribuer à le faire entrer dans la légende de l'athlètisme, alors qu'il a toujours souhaité rester parmis les hommes, Zatopek l'accomplit aux jeux Olympiques d'Helsinski.
L'Apogée d'Helsinki'
Emil Zatopek avait déja près de 30 ans quand il arriva à Helsinki pour participer aux Jeux Olympiques de 1952. Il venait d'être malade et son entraînement s'en trouvé pertrbé. " je ne suis pas en grande forme", déclara t-il , mais je courrai le 10 000 m, le 5000 m et sans doute le marathon; Sa réputation était si grande qu'on en déduisit immédiatement qu'il voulait gagner trois médailles d'or; Sa victoire dans le 10 000 m fut acquise le dimanche 20 juillet sans difficulté majeure. Deux jours plus tard, Zatopek se contenta d'assurer sa qualification dans la troisième série du 5000 m; Le jeudi 24 juillet, il gagna la finale au terme d'une course de titans qui vit l'effondrement de Gaston Reiff à trois tours de l'arrivée, l'attaque du Britannique Chris Chataway à 300 m du but, la timide réplique d'Alain Mimoun dans le dernier virage, la fulgurante attaque de Zatopek, un moment en perdition et soudain régénéré, la chute de Chataway, saoul de fatigue, à l'entrée de l'ultime ligne droite et l'impuissance de l'Allemand Herbert Schade au moment décisif. Restait le marathon , dont le départ fut donné le dimanche 27 juillet à 15 heures 30. l'anglais Jim Peters le prit sur les chapeaux de roue pour déconcentrer le néophyte qu'était Zatopek. De 19" au cinquième kilomètre, son avance passa à 16"au dixième kilomètre et au quinzième kilomètre, atteint en 47'58", peters fut rejoint par le Suedois Gustav Jonsson et par Zatopek pas plus impressionné que cela. Un peu avant la mi-parcours, le Tchécoslovaque poussa un petit sprint et s'en alla, comme s'il avait couru des marathons toute sa vie. Simplement, avant le trente-cinquième kilomètre, il dégagea son maillot et le remonta sur la poitrine pour se donner un peu de fraicheur. Quand il apparut sur la piste après avoir plaisenté avec des spéctateurs dans les derniers kilomètres , ce fut du délire, jamais vainqueur n'avait été aussi acclamé avec autant de joie profonde. Assitôt comme par réflexe, Zatopek secoua la tête et repris son habituelle expression torturée. Ayant franchit la ligne d'arrivée en battant l'ancien record Olympique de plus de six minutes, il tomba dans les bras de Dana, elle même devenue championne olympique du lancer de javelot avec 50,47m. En Tchécoslovaquie, on s'embrassa dans les rues à qui mieux mieux en pleurant de joie. Quand a Zatopek , il fit de nouveau sensation après son triomphe en s'adressant aux journalistes en cinq langues. On lui demanda ce qu'il pensait de son premier marathon; " je me suis un peu ennuyé" répondit-il. Personne ne s'ennuirait jamais plus de cette façon, en remportant les médailles d'or du 5000 m, du 10 000 m et du marathon.
On le considéra alors comme un phénomène. Pourtant , sa fiche médicale était assez banale: Taille 1,74 m , poids 66 kg, capacité pulmonaire 52, pouls 56, peut retenir son souffle pendant 127". Le seul élément vraiment troublant est que son coeur avait un diamètre de 139 mn , alors que normalement , ce diamètre varie entre 90 mn et 115 mn. Mais c'était davantage dû aux efets d'un entraînement basé sur le travail de la résistance qu'à un caractère de naissance.
VICTOIRE
Seule la victoire est jolie, écrivait un célèbre navigateur. La victoire est en effet le but ultime que poursuit le sportif de compétition. grâce à elle , il se pare d'une sorte de prestige social, qui provoque généralement une forte émotion. Cette émotion peut se manifester de manières très diverses. larmes de joies, sourire rayonnant, exultation, évanouissement mème. Elle est souvent communicative.
En outre, la victoire de l'individu ou de l'équipe est aussi celle d'une communauté formée des entraîneurs , des dirigeants et des cammarades de club, mais encore des proches et mème des supporters. Connus ou inconnus, tous s'identifient au vainqueur, prennent part à sa victoire. Ainsi l'athlète apporte par son succès une sorte d'apothèose à un un véritable acte collectif de création. Il est le reprèsentant de son entourage, de sa ville, son peuple mème.
Plus modestement , la victoire peut-être aussi celle que l'athlète remporte sur lui-mème en se dépassant, allant jusqu'au bout des ses possibilités. De certain sportifs qui sont stimulés par la compétition, on dit souvent qu'ils ont "un moral de vainqueur", ou encore "un grand appetit de victoire". D'autres au contraire , possédent parfois toutes les qualités pour vaincre, mais échouent régulièrement devant la perspective de l'emporter; On attribue parfois cette attitude à des " conduites d'échec".
La première compétition féminine de saut en hauteur s'est tenue en 1895 aux Etats-Unis, soit 55ans après la
première compétition officiele de la discipline chez les athlètes masculins. Les sauteuses en hauteur ne seront admises à participer aux Jeux Olympiques qu'en 1928, à Amsterdam, trente deux
après que cette discipline soit entrée dans l'arene olympique.
Le disque est sans aucun doute là plus ancienne des disciplines de lancers. Les légendes grecques y font déjà référence dans l'antiquité. En 708 avant jésus-christ, le lancer du disque figurait déjà au programme du pentathlon des jeux Olympiques de l'antiquité. Au cours des siécles, les celtes, les Germains, les Ecossais et les Anglais l'ont inclus à leurs concours traditionnels. Des les premiers Jeux de l'ére moderne, en 1896, les grecs exigent que la discipline figure au programme. Ce sera pourtant un Américain, Robert Garret, qui remporta le premier titre sans avoir au préalable lancé de disque de sa vie! la discipline deviendra féminine aux jeux de 1928.
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